Le e-commerce, un outil de sortie de crise

Vendredi, 04 Septembre 2009 15:48
Il augmente la productivité, facilite l'exportation, crée des emplois...
et dispose d'une marge de progression encore très importante en France et dans le monde.


D'après une étude Eurobrief, le commerce électronique pourrait constituer un instrument de sortie de crise particulièrement efficace.

Eurobrief entame son étude par un premier constat : la France a pris un fort retard sur certains de ses voisins européens.

Elle se situe loin derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni pour ce qui est de la part des particuliers achetant sur le Net, ce qui se traduit dans la dépense par habitant pour les achats de produits en ligne.

En 2007, elle s'élevait dans l'Hexagone à 115 euros, contre 157 en Allemagne (37 % de plus qu'en France), 306 euros aux Etats-Unis et 308 euros au Royaume-Uni (2,7 fois plus).

Les ventes de produits sur les sites marchands ont atteint 93 milliards d'euros aux Etats-Unis en 2007, 18,5 milliards au Royaume-Uni, 13 milliards en Allemagne mais seulement 7 milliards en France.

Le e-commerce français a donc une belle marge de progression, soutenue par une confiance toujours croissante dans l'achat en ligne et un taux d'équipement des ménages en constante progression.

Le retard de la France est plus manifeste encore dans le domaine du e-commerce B to B.

L'Hexagone est donc sous la moyenne européenne (29 %) et très loin du Royaume-Uni, de la Suède et de l'Allemagne.

Rattraper ce retard dans les achats en ligne interentreprises pourrait être source de gains de productivité significatives pour les entreprises françaises : réduction des coûts de gestion et administratifs liés aux achats, accès à une offre plus exhaustive permettant la comparaison des fournisseurs...

De plus, un effort porté sur la création de sites Web par les entreprises, notamment avec le soutien des autorités publiques, serait un important pas en avant pour bénéficier du relais de croissance important que constitue le e-commerce.

Depuis 2002, le chiffre d'affaires réalisé par les sites marchands grand public a en moyenne progressé de 40 % par an, en France.

C'est quasiment dix fois plus que le commerce de détail non-alimentaire en magasin (4,3 %).

Locomotive de la consommation, le commerce électronique dépasse désormais le chiffre d'affaires des grands magasins, qui s'élevait en 2007 à 7,2 milliards d'euros.

Ce rôle du e-commerce est encore plus marquant dans l'actuel contexte de crise, puisqu'il croît toujours de 25 % alors que le commerce de détail non-alimentaire en magasin ne progresse plus.

La crise a certes eu des répercussions sur le e-commerce, notamment à travers la stagnation du panier moyen observée en 2008 : 92 euros en moyenne sur l'année, mais 87 euros au dernier trimestre.

Elle est cependant largement compensée par l'augmentation du nombre d'acheteurs en ligne.

En 2008, il a ainsi progressé de 2,5 millions par rapport à 2007.

D'une part du fait de l'augmentation du nombre d'internautes, mais également parce que la part des acheteurs en ligne dans la population des internautes ne cesse de progresser, pour atteindre 69 % en 2008.

D'après l'étude d'Eurobrief, parmi les avantages du commerce en ligne pour les PME figure la possibilité qu'il offre de diversifier les marchés et d'exporter plus facilement.

Quatre PME sur dix estiment qu'Internet et le e-commerce rendent la vente à l'exportation plus intéressante.

D'où l'interêt de créer son site e-commerce...

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